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Tomber sept fois, se relever huit

dimanche 23 septembre 2012, par baraka

Le 29 février 2012, 10 jours après l’ouverture, un incendie d’origine criminelle a partiellement détruit Baraka. Magie de la résilience et de notre assureur (Macif), la réouverture aura lieu avant fin 2012.

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Cette résilience n’est pas la moindre de nos fiertés. Vous pourrez nous aider en venant manger ou en organisant vos séminaires/réunions chez nous :-) Vos remarques, idées, réactions sont aussi les bienvenues.

Avant/après

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La différence entre ces deux images tient en un mot : résilience.
Cette dernière, à la surprise même du gérant et porteur du projet, s’est révélée particulièrement vivace au sein de cet étrange organisme vivant nommé Baraka.

On doit d’abord au mode constructif de pouvoir reconstruire : le bois et la paille ont particulièrement bien résisté aux flammes. Une structure conventionnelle aurait dû être détruite car il est très difficile d’évaluer les dégâts subis par une poutre-béton sous l’effet de la chaleur. Avec le bois, on gratte jusqu’à retrouver le bois sain et, au besoin, on rétablit la solidité en vissant une poutre. Simple, non ?

L’autre facteur qui permet à Baraka de se relever, c’est l’extraordinaire mobilisation que ce drame a suscité. En ce sens, notre pari est réussi. Au-delà des sociétaires, beaucoup se sont sentis concernés et nous ont manifesté solidarité et soutien. Baraka n’est pas l’affaire de quelques uns mais une aventure collective. Cela dit, la mobilisation et les compétences de haut vol des sociétaires ont permis de réfléchir et de décider en période de crise, de mettre de l’huile aussi quand quelques rouages menaçaient de se gripper.

Anne-Sophie van Rijn vient de soutenir un mémoire universitaire (master 2) sur Baraka. Il sera bientôt disponible en ligne ici. C’est à la fois une monographie et une source de réflexion sur les façons d’évaluer ce que nous construisons ensemble.